Croix, tuniques, silence…ce sont les ingrédients de la fete populaire qui se mélangent avec le paysage printanier de la Navarre. Le mot “romería” vient des pélerins qui se rendaient à Rome et englobe les voyages réalisés pour vénérer les saints. En Navarre il est de tradition que chaque village se dirige à l’ermitage ou à l’église. La majeure partie des “romerías” ont réduit leur caractère religieux en se transformant en fetes religieuses durant lesquelles les groupes de jeunes se regroupent pour passer ensemble un agréable jour de printemps. Le moment culte de la journée est le repas qui se prépare et déguste à l’air libre: cotelettes, pan et vin… Quelques pélerinages qui ont conservé leur saveur traditionnelle sont la fameuse “Javierada” (4 et 10 mars), les “romerias” de Ujué, Lumbier et de la vallée de Aezkoa. En tunique, en portant des croix, déchaussés et enchainés, les pelerins marchent en silence. Les “romerias” de Ujue sont les plus vieilles et les plus émotives de la région. Celles de Aezkoa (mai-juin), dont l’arrivée est la célèbre Roncesvalles, font briller les costumes traditionnels de la vallée et sont un grand spectacle printanier. Celles de Lumbier (7 juin) sont curieuses car il y a une ascenion à 740 mètres d’altitude. En Navarre il y a aussi une autre curieuse tradition: la romeria à l’inverse. Ce sont les saints qui se déplacent pour visiter des centaines de villages. Cela se passe ainsi dans l’église de San Miguel de Aralar avec la rencontre de l’ange de la Santa Casa de la Misericordia.